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L’Andra, en quête d’utilité publique pour le projet d’enfouissement de déchets nucléaires en Meuse/Haute-Marne, a répondu aux multiples questions posées début 2021 par l’Autorité environnementale (AE) sur l’étude d’impact de Cigéo.

Elle devait aussi répondre, dans le même temps, aux interrogations des habitants, des collectivités locales et de la ministre de l’environnement, Barbara Pompili.
Voici un premier avis sur cette réponse à l’Autorité environnementale, qui sera étayé dans les semaines à venir. Questionnements sur la démonstration de sûreté, l’architecture de Cigéo, le tracé des routes, la sismicité régionale, les impacts sur la ressource en eau et les rivières, le choix et les propriétés de confinement de la roche, les impacts du chantier et de la radioactivité sur le territoire et ses habitants et les multiples inconnues du projet Cigéo : l’Andra « prend acte » mais n’apporte pas à ce stade de réponses suffisantes ni d’explications. Que deviennent par ailleurs les études complémentaires demandées par l’Autorité environnementale ?
Elle compte explorer tout cela au fur et à mesure de l’avancée du chantier. Elle dit ainsi que « dans le cadre du dossier d’autorisation de création (DAC), conformément au code de l’environnement, la présente étude d’impact sera donc mise à jour en lien avec l’étude de maîtrise des risques. »
Une démarche édifiante car l’Etat déclarerait d’utilité publique ce projet industriel gigantesque, aux risques inouïs parfaitement identifiés, tout en reportant à plus tard la démonstration de sa faisabilité.
Les insuffisances suivantes ne sont que quelques exemples relevés au sein d’un dossier bien trop incomplet et qui ressemble plus à un brouillon, qu’à une copie définitive.

SYNTHESE REPONSE ANDRA 09 2021